Le Centre national hospitalier universitaire de Cotonou paralysé par une grève
APA-Cotonou (Bénin)
Le Centre national hospitalier et Universitaire Hubert Maga de Cotonou (le plus grand centre de référence du Bénin), est paralysé depuis ce mardi par la grève des praticiens hospitaliers qui revendiquent l’amélioration de leurs conditions de travail.
« Le collectif des praticiens hospitaliers a décidé de reconduire, à compter de ce mardi, l’arrêt de travail d’une semaine, jusqu’à la satisfaction de sa plate forme revendicative visant l’amélioration des conditions de vie et de travail », a confié à APA, le Dr Camille Kpadé, président du collectif.
A cet effet, a-t-il précisé, le service minimum ne sera assuré que sur la base des réquisitions négociées.
Selon le porte parole du collectif des praticiens et hospitaliers du Bénin, le Dr Séraphin Guédégbé, la satisfaction des revendications passe par la prise des décrets portant statuts particuliers des praticiens hospitaliers puis des hospitalo-universaires.
Dans les différents services du Centre national hospitalier et universitaire de Cotonou, notamment de la pédiatrie à la clinique universitaire d’obstétrique et de gynécologique en passant par le service d’accueil d’urgence, sillonnés ce mardi par APA, le travail est au ralenti.
« Nous sommes en grève. Moi je suis réquisitionné pour recevoir les patients de la matinée », a confié à APA, un médecin sous couvert de l’anonymat.
« Je pense que la meilleure solution qui s’offre à moi est d’amener mon enfant, qui souffre d’une infection chronique, dans une clinique de la place afin d’éviter les affres de cette grève des praticiens hospitaliers », a confié à APA la dame Pélagie Assogba.
Comme elle, plusieurs parents qui disposent de moyens financiers n’ont pas hésité à lui emboîter les pas. Par contre, les moins nantis n’ont d’autre solution que de supplier les médecins réquisitionnés à leur assurer les soins.
« Je n’ai pas les moyens financiers pour emmener mon enfant malade dans une clinique privée de la place. Dans ces conditions, je suis assujettie à la bienveillance du médecin de garde », a laissé entendre, Pierre Sossa, un instituteur à Cotonou.
Interrogé par APA, le Dr Séraphin Guédégbé, le porte parole du collectif des praticiens hospitalier, a indiqué, que sa structure « est prête à mettre fin à ce mouvement dès la prise des actes espérés du côté de l’Etat ».