Ouverture au Kenya de la réunion de l’IGAD sur le Soudan
APA - Nairobi (Kenya)
Le 14e Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Autorité intergouvernementale (IGAD) s’est ouvert mardi à Nairobi appelant les Etats membres de l’organisation à évaluer ‘’franchement et honnêtement’’ les défis auxquels fait face l’application de l’Accord de paix global (APG) au Soudan.
Le président Mwai Kibaki qui a présidé les travaux a indiqué que ‘’ce n’est qu’en étant seulement sincère que l’IGAD pourra aider tant le Parti du Congrès national et le mouvement de l’Armée populaire de libération du Soudan (SPLM) à mettre en œuvre les phases restant de l’Accord de paix global’’.
« Cela va assurer la paix durable et la réalisation des progrès
souhaités au Soudan, au-delà du référendum de 2011 », a estimé le
président kenyan.
Il a exhorté le Parti du Congrès national et le SPLM à maintenir le dialogue, le contact de haut niveau et à coopérer en vue d’assurer l’application complète de l’Accord de paix global.
Il a aussi ajouté que l’appui continu de l’IGAD et de la communauté
internationale est essentiel, ajoutant que la phase finale de l’Accord
de paix au Soudan est également ‘’cruciale’’.
Il a aussi rappelé que l’IGAD a la responsabilité d’encourager le
peuple du Soudan à continuer à manifester la volonté politique et à
aller de l’avant pour assurer une paix durable, la sécurité et la
stabilité dans le pays.
Kibaki a aussi noté que le Soudan organise ses premières élections
nationales le mois prochain, suivies d’un référendum en janvier de
l’année prochaine, soulignant que les deux événements constituent des
étapes majeures qui vont façonner l’avenir du pays.
Le président kenyan a toutefois souligné que les questions de l’accord sur les arrangements post-référendums, l’achèvement de la démarcation de la frontière Nord/Sud et celle d’Abyei, l’achèvement du redéploiement des forces militaires et le règlement des accrochages intermittents dans le Sud nécessitent une attention urgente et une collaboration continue.
Le sommet a réuni des chefs d’Etats et de gouvernement de divers pays de la région, dont le président Mwai Kibaki du Kenya, le président du Sud Soudan, Salva Kiir, le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, en sa qualité de président de l’IGAD, et le président Yoweri Museveni de l’Ouganda.