Le Niger annonce une conférence internationale pour mieux bâtir sa riposte face à la famine
APA-Niamey (Niger)
Le Niger, qui est secoué par une grave pénurie alimentaire et fourragère, va organiser « bientôt » une conférence internationale sur la sécurité alimentaire et procéder au recensement général de l’agriculture pour se doter de « meilleurs outils » de gestion de catastrophe alimentaire, a annoncé jeudi soir, Malick Sadelher, le ministre de l’Agriculture.
Cette conférence, dont la date du déroulement « sera bientôt fixée » sera un forum scientifique de haut niveau et va constituer d’occasion d’intenses échanges sur tous les contours de la sécurité alimentaire au Niger, a-t-il dit.
Le ministre Sadelher, qui procédait également à l’installation du Comité national d’organisation de la Conférence, a précise que celle-ci se penchera aussi sur les moyens de capitaliser les expériences et les leçons apprises du recensement général de l’agriculture.
Le comité national d’organisation de la Conférence a été installé avec l’appui de la FAO et de l’Espagne, qui seront les principaux partenaires du Niger dans perspective.
L’insuffisance et la mauvaise répartition des pluies de la campagne agricole 2009 au Niger ont entraîné d’importants déficits céréaliers et fourragers faisant chuter de 31 % la production céréalière par rapport à 2008 et le déficit fourrager équivaut aux besoins de 67 pour cent du cheptel national,
Selon les Nations unies quelque 190 millions USD sont nécessaires pour financer un plan humanitaire dont l’objectif est de lutter contre cette crise alimentaire.
Pays pauvre, en proie à des crises alimentaires cycliques, le Niger est parmi les cinq premiers producteurs d’uranium au monde et son sous-sol regorge d’énormes quantités de pétrole de minerais divers.
Selon la dernière enquête menée en 2005, la population agricole totale au Niger est estimée à 10,5 millions, dont 50,5 % de sexe masculin et 49,5 % de sexe féminin, cette population étant particulièrement jeune car 54% de celle-ci a moins de 20 ans.
Le cheptel nigérien, indique-t-on, est évalué à 36 millions de têtes, toutes espèces confondues, pour une valeur de plus de 2.000 milliards FCFA