04-03-2008 16:55:03
 
 
Sénégal – Santé – Paludisme
 
 
Le Sénégal renforce la lutte contre le paludisme dans le nord
 

APA-Dakar (Sénégal) Le Sénégal a entamé mardi la deuxième campagne d’aspersion intra domiciliaire financée par le gouvernement américain dans le district sanitaire de Richard-Toll (environ 370 km au nord de Dakar) avec le démarrage de l’opération à Rosso, a appris APA.

L’appui de l’USAID entre dans le cadre de l’initiative du président américain, (PMI), Geroge W. Bush et va protéger près de 22 600 ménages pour une population etimée à 155 000 personnes, selon un communiqué de l’organisme américain reçu à APA.

Les activités d’aspersion intra domiciliaire, qui consistent à pulvériser de l’insecticide dans les maisons, seront répétées pour la troisième fois en mai prochain, a annoncé le chef d’équipe de PMI à l’USAID, Mary Cobb.

Cette deuxième étape de l’opération a favorisé la formation de 400 relais dans l’ensemble du district de Richard-Toll pour sensibiliser les populations dans le cadre du projet coordonné par le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP).

L’aspersion intra domiciliaire a été mise en application dans plusieurs localités du Sénégal telles que Richard-Toll, Nioro et Vélingara en mai-août 2007 et avait permis de protéger plus de 76 000 maisons rassemblant au moins 700.000 personnes.

Le but de l’initiative est de réduire au moins de moitié la mortalité liée au paludisme, en touchant 85 pour cent des groupes les plus vulnérables dans les pays cibles dont le Sénégal.

Une Enquête Nationale sur le Paludisme au Sénégal (ENPS) indique qu’au plan national, 28 % des enfants ont dormi sous une moustiquaire la nuit ayant précédé l’enquête, et 16 % ont dormi sous une moustiquaire imprégnée. En 2005, ces proportions étaient respectivement de 14 % et de 7 %.

Selon l’ENPS, « près de six ménages sur dix (57 %) —contre 38 % dans l’Enquête Démographique et de Santé (EDS-IV de 2005) —possèdent au moins une moustiquaire. En ce qui concerne les moustiquaires imprégnées, 36 % des ménages en ont au moins une.

En 2005, cette proportion était de 20 % », précise l’ENPS dans son étude.

 
AFT/mn/APA
2008-03-04