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Burkina-Catastrophes-Bilan 
 
Bilan humanitaire et matériel des inondations au Burkina Faso 
 
 
 
APA-Ouagadougou (Burkina Faso)
Huit décès et plus de 25 mille maisons détruites ont été recensés à  travers l’ensemble du territoire burkinabè, selon les premières évaluations exhaustives fournies par les équipes commises pour dresser le bilan des inondations qui ont frappé particulièrement la ville de Ouagadougou, a appris APA ce vendredi.
Ouagadougou, avec 1,5 million d’habitants, compte à elle seule 150 mille sans abris dont 20 mille sinistrés hébergés par des parents et amis et les autres dans 110 sites d’accueil.

On dénombre 24.489 maisons écroulées dans la capitale et près de 200 logements effondrés en province notamment dans les régions du Plateau central, du Centre Sud, du centre Nord, de l’Est, de la Boucle du Mouhoun et du Sahel.

Les édifices publics ont été affectés. Yalgado, le plus grand centre hospitalier du pays, a été submergé et est jusque-là non opérationnel.

Les cas urgents sont depuis le 1er septembre traités à l'hôpital pédiatrique Charles de Gaule pour les enfants et au Centre médical du Secteur 30 pour les adultes.

Parmi les services les plus touchés on note aussi les ministères du Travail et de la Sécurité sociale et celui de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, la Direction générale des transports terrestre et maritime, le Bureau national des sols (BUNASOL), la cinémathèque du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco), le Centre national de semences forestières (CNSF), l’imprimerie de l’armée et deux hôtels de finances. Les murs du Fespaco, du stade omnisport Réné Monory, de la Paroisse Jean XXIII, de la Base aérienne se sont partiellement écroulés.

Les services de l’Office national de l’eau et de l’assainissement et ceux de la Société nationale d’électricité ne sont pas épargnés, engendrant des suspicions sur la qualité de l’eau courante et causant des délestages de la fourniture du courant.

Le siège de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) a également été envahi par les eaux.

Par ailleurs, les barrages de Saaba et de Koubri dans la région du Centre (Ouagadougou) et le barrage de Tongomayel dans la région sahélienne ont cédé. Douze (12) ponts sont endommagés dont 4 provisoirement hors d’usage.

Les sapeurs pompiers, aidés par les populations, continuent de rechercher d’éventuels corps emportés par les eaux.

Le gouvernement évalue les besoins les plus urgents à 7 milliards FCFA et appelle à la solidarité nationale et internationale. Mais il faudra 10 fois plus pour résoudre l'ensemble des problèmes liés à cette inondations.

Le Burkina se dit incapable de faire face seul aux conséquences de cette catastrophe qui, selon les spécialistes cités par le Premier ministre Tertius Zongo, survient chaque 10 mille ans.

Les plus fortes pluies au Pays des Hommes intègres remontent à 1919 avec 242 mm d'eau enregistrés à Bobo Dioulasso. Celle de mardi dernier est montée à 263,3 mm d'eau à Ouagadougou.
CK/od/APA
2009-09-04 18:55:22
 


 
 
 
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