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Mauritanie-Social-Retraites 
 
Le régime de la retraite en Mauritanie, vieux de 42 ans  
 
 
 
APA-Nouakchott (Mauritanie)
En Mauritanie, le régime de la retraite est pris en charge par deux institutions selon que le pensionné est fonctionnaire de l’Etat, agent contractuel (public et privé) ou auxiliaire de l’Etat.
Les fonctionnaires de l’Etat sont domiciliés à la Direction du budget alors que les autres catégories de travailleurs reçoivent leurs pensions chez la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Les militaires et les parlementaires bénéficient, eux, de régimes particuliers et sont payés sur le budget de l’Etat.

Le fonctionnaire de l’Etat est considéré comme retraité quand il atteint la limite d’âge qui est de 60 ans ou qu’il effectue 35 ans de service, indique un cadre de la Direction du budget dans un entretien exclusif avec APA à Nouakchott.

« Cependant, passée cette période, le fonctionnaire peut bénéficier, dans certains cas, d’une dérogation spéciale lui permettant de travailler pendant une durée supplémentaire », souligne ce cadre qui a préféré garder l’anonymat.

Quand au montant de la pension pour cette catégorie de salariés, il est calculé sur la base de 3 facteurs qui sont : le point valeur indice, l’indice de liquidation et les annuités de service.

Le nombre de pensionnés chez la Direction du Budget avoisine les 18.000 dont à peu près les deux tiers sont des militaires. La moyenne de la pension mensuelle est estimée à 17.000 ouguiyas (34.000 F CFA). Elle était, jusqu’à récemment, retirée auprès du Trésor public.

Mais les services de la Direction du Budget ont constaté que quelque 4.000 pensions étaient retirées, au nom de leurs bénéficiaires, par des personnes tierces. C’est pourquoi, et par souci de transparence et de rigueur, ils ont exigé que les droits de retraite soient tous versés dans des comptes bancaires.

Après l’application de cette mesure, seuls 900 retraités sur les 4.000 ci-haut évoqués ont déjà régularisé leur situation, révèle le cadre de la Direction du Budget, laissant entendre sans le dire que beaucoup de pensions n’allaient pas aux ayant droits.

S’agissant des salariés non fonctionnaires (contractuels des secteurs public et privé et auxiliaires de l’Etat), ils bénéficient soit de pensions et allocations de vieillesse, soit de pensions d’invalidité, soit de pensions et allocations de survivants en faveur de la veuve ou du veuf et des enfants mineurs à charge.

Il est prévu également des revenus de remplacement en cas de perte de salaire due à la vieillesse ou à une usure prématurée des facultés physiques ou mentales ou du décès de l’assuré.

Ces catégories de salariés sont régies par la Convention collective et le Code de la Marine marchande, souligne un responsable de la CNSS dans des déclarations à APA à Nouakchott, sous couvert de l’anonymat.

Il a précisé que le droit à la retraite vieillesse est conditionné par une limite d’âge de 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes, une immatriculation auprès de la Caisse pendant au moins 20 ans, la cessation de toute activité salariale et le remplissage d’au moins 60 mois de cotisations durant les 10 dernières années d’assurance.

L’âge d’admission à la pension peut toutefois être abaissé à 55 ans (50 ans pour les femmes) en cas d’usure prématurée rendant le travailleur inapte à toute activité salariale.

Une allocation de vieillesse est servie à l’assuré âgé de 60 ans (55 pour les femmes) qui cesse toute activité salariée après au moins 12 mois d’assurance sans satisfaire aux autres conditions requises. Le montant de cette allocation est égal à autant de fois la rémunération mensuelle moyenne de base de l’assuré qu’il compte de périodes de 12 mois d’assurance.

Concernant l’invalidité, une pension correspondante est attribuée à l’assuré qui devient invalide avant 60 ans (55 pour les femmes) si, à la date de constatation de l’invalidité, il justifie de 5 années d’immatriculation et d’au moins 6 mois d’assurance au cours des 12 derniers mois civils précédant le début de l’incapacité ayant entraîné l’invalidité.

Quant à la pension de survivant, elle intervient en cas de décès d’un titulaire de pension de vieillesse ou d’invalidité ou d’une pension anticipée ainsi qu’en cas de décès d’un assuré qui remplissait, à la date de son décès, les conditions d’attribution de l’une de ces prestations ou qui justifiait d’au moins 180 mois d’assurance.

Selon le responsable de la CNSS, les bénéficiaires des pensions avoisinaient les 13.000 au premier trimestre de 2008 alors que le montant global des pensions correspondantes était de 487 millions d’ouguiyas (974 millions de F CFA) pour les 9 premiers mois de 2008.
Une augmentation de 30% a été introduite pour certaines catégories de pensionnés pour l’année 2009, rappelle ce responsable.

Interrogé sur les éventuelles réformes introduites au régime de la retraite au niveau de la Caisse, il a affirmé que plusieurs études et réflexions ont été menées dans le but d’améliorer ce régime mais que ce dernier est resté tel qu’il est depuis 1967.

La Caisse nationale de sécurité sociale est affiliée au Bureau international du Travail (BIT), à l’Association internationale de sécurité sociale et à l’Association arabe de sécurité sociale.


MOO/od/APA
2009-11-15 17:46:00
 


 
 
 
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