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Burkina- Environnement 
 
Des organisations paysannes burkinabè donnent de la voix avant le sommet mondial sur le climat  
 
 
 
APA - Ouagadougou (Burkina Faso)
Six organisations de la Confédération Paysanne du Faso (CPF)ont appelé les participants au sommet mondial sur le climat prévu début décembre à  Copenhague (Danemark) à  "des mesures sans faille" pour " lutter vigoureusement" contre les changements climatiques et leurs conséquences enregistrées au plan social, économique et culturel au Burkina Faso.
Dans une déclaration dont copie sera remise jeudi au gouvernement burkinabé, la Fédération Nationale des Organisations Paysannes (FENOP), le Secrétariat Permanent des Organisations Non Gouvernementales (SPONG), le Réseau de Veille sur la Commercialisation des Céréales (RVCC), l'Association des Jeunes pour le Développement de l’Afrique (AJDA), le Service d’Edition en Langues Nationales (SEDELAN), la Ligue des Consommateurs du Burkina (LCB) et l'Association de Coopération et de Recherche pour le Développement (ACORD)ont invité le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, à signifier aux participants de la rencontre de Copenhague que "le Burkina Faso et ses habitants vivent rudement les effets des changements climatiques dans la sous région".

Le président Compaoré a été mandaté par ses pairs pour soumettre à la conférence de Copenhague les conclusions du Forum mondial du développement durable organisé récemment à Ouagadougou.

Les organisations paysannes burkinabè sollicitent aussi les dirigeants des Etats à économie agricole à mettre un accent sur les secteurs les plus touchés par les changements climatiques, et qui sont à leurs yeux l’agriculture, l’élevage, l’hydraulique, l’environnement et la biodiversité, dans la quête des solutions à ce phénomène.

Pour elles, les Etats et les grandes entreprises pollueuses et consommatrices d’énergies doivent s'engager à substituer progressivement l’énergie fossile par celles renouvelables "dont ils devraient ensemble contribuer à développer le potentiel".

Quant aux institutions financières notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et les organismes onusiens (PNUD et PNUE) les paysans Burkinabè attendent qu'elles mobilisent des financements à la hauteur des enjeux et qu'elles assurent un décaissement efficace des fonds dans le sens d’accompagner les actions d’adaptation et d’atténuation du phénomène de déréglémentation climatique.

Des inondations d'une rare gravité ont secoué le Burkina le 1er septembre dernier. La société civile et les organisations paysannes attribuent ces inondations aux changements climatiques.

Parmi les autres conséquences de ces changements, les paysans citent l'ensablement et l'envasement des lacs et plans d’eaux, l'appauvrissement des sols et partant, la réduction des rendements agricoles et du disponible fourrager, sans compter la résurgence ou l'apparition de maladies.

La production agricole burkinabè devrait connaître une réduction de 10% comparée à celle de la saison écoulée.
CK/of/APA
2009-11-25 17:38:00
 


 
 
 
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