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Afrique-Climat-Conférence 
 
Copenhague à  la recherche d’un accord dans la douleur  
 
 
 
APA-Copenhague (Danemark)
La Conférence des Nations Unies sur le climat est toujours dans l’impasse au dernier jour des discussions, les pays développés et ceux en développement ne parvenant toujours pas à  s’entendre sur le minimum et à  trouver la clé, a constaté APA vendredi à  Copenhague.
La runion des chefs d’Etat et de gouvernement qui couronne la 15me Confrence sur la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique est dans l’impasse depuis vendredi matin, les annonces faites par certains dirigeants tant en dessous des attentes des pays pauvres.

Cette dernire semaine, les pr ngociations menes par les experts ont srieusement marqu le pas, prfigurant la situation actuelle.

Les questions qui divisent, savoir le financement des projets dans les pays en dveloppement en vue de l’adaptation et de l’attnuation du changement climatique, la rduction des missions de gaz par les pays les plus pollueurs, le seuil de maintien de la temprature atmosphrique, n’arrivent pas tre dfinitivement aplanies.

Les dirigeants se sont contents depuis mercredi de dclarations que certains observateurs qualifient de profession de foi

Dans son message vendredi la tribune de la Confrence, le Prsident amricain dont l’arrive tait trs attendue Copenhague s’est content d’attirer l’attention du monde sur les gravits du phnomne et l’importance d’agir avec clrit, sans rien dire de concret, selon un expert asiatique de l’ONG ActionAid, Raman Mehtan.

Le prsident amricain a insist maintes reprises sur le mot
transparence, soulignant que c’est ce qu’il faut si l’on veut mettre en place un mcanisme de gestion climatique, allant mme jusqu’ proposer un instruments de contrle des efforts des uns et des autres, parlant de ses allis riches.

Sa proposition sur la rduction des missions de gaz effet de serre n’a gure tranch avec la position amricaine connue avant le sommet, savoir la rduction des missions hauteur de 17% d’ici 2020 par rapport au niveau de 1990.

Clairement, la position amricaine de ce ct ne se situe gure dans une perspective d’urgence, alors que pour les pays en dveloppement, notamment ceux africains qui en subissent les plus grosses consquences, il faut vite agir .

L’ensemble des dirigeants n’ont eu de cesse de le marteler, et c’est ce qui semble le plus grand dnominateur commun dans ces discussions.

Les leaders africains en premier, appelant un financement consquent susceptible d’accompagner la mise en œuvre de projets urgents d’attnuation et d’adaptation.

Mais ce niveau, aucun pays dvelopp ne veut prendre des engagements fermes, l’ensemble du groupe s’efforant de s’engager timidement en se cachant derrire les efforts collectifs entreprendre.

Barack Obama, vendredi, s’est accroch la proposition de l’Union europenne promettant que les pays riches dgageront un financement urgent, le Fast-Start hauteur de 10 milliards de dollars jusqu’en 2012.

En outre, il a repris les propositions divulgues ces dernires semaines par le prsident franais Nicolas Sarkozy de mobilisation de 100 milliards de dollars l’horizon 2020.

Le mme dirigeant franais a continu jeudi ventiler et dfendre sa proposition de financements innovants travers des systmes de taxation sur les avions, les bateaux et les transactions financires.

Ces propositions semblent faire l’affaire du Coordonnateur du Comit des chefs d’Etat et de gouvernement, le Premier Ministre thiopien, Meles Zenawi.

Ce qui est loin de contenter un certain courant dans les ngociations, d’o les divergences apparues ces dernires 48 heures entre le Rseau panafricain des parlementaires sur les changements climatiques et M. Znawi .

En effet, les pays africains exigent un minimum de 400 milliards de dollars au titre des financements urgents.

Mais il y a encore d’normes confusions ce niveau, les chiffres allant dans tous les sens, sans qu’on ne sache exactement combien il faut pour attaquer les dfis immdiats.

Dans ce dbat sur les financements, certains dirigeants africains, notamment ne se font gure d’illusions.

Mercredi, le prsident sngalais Abdoulaye Wade a clairement indiqu qu’il ne se ferait pas prendre au pige des montants qui seront annoncs, car selon lui, ce n’est pas la premire fois que des promesses avaient t faites aux pays en dveloppement sans tre tenues, invitant les africains dvelopper des initiatives locales.

Pourtant certains dirigeants l’image du tchadien Idriss Dby et du secrtaire gnral de l’ONU, Ban Ki-moon, en appellent une vraie chane de solidarit.

Vendredi soir, alors que les dirigeants de la plante continuent de rechercher la solution sous l’gide du Premier Ministre danois, Lord Rasmussen, les perspectives d’un accord politique se prcisent.

Des informations ont fait tat sur les lieux des discussions des propositions faites par Ban Ki Moon pour les chefs d’Etat et de gouvernement de jouer les prolongations pendant 24 heures pour parvenir cote que cote un accord.

Par ailleurs, on voque la possibilit d’organiser une autre runion au plus tard les six prochains mois Bonn en Allemagne pour reprciser les grandes lignes d’un probable accord politique.

Un document confidentiel qui a circul vendredi soir a toutefois fait tat d’avancs dans les ngociations.

Certains points blancs et encore en pointills il y a 24 heures ont t remplis, notamment on annonce un accord sur la question de la temprature que les pays voudraient maintenir 1.5 degr, rejoignant la position vendredi matin de 106 pays en dveloppement.

Par ailleurs, les Etats riches consentiraient donner 30 milliards de dollars au titre de financements immdiats contre 10 milliards prcdemment annoncs.

Seule nigme, le point en rapport avec la rduction des missions o les crochets sont encore perceptibles dans le document.
GC/od/APA
2009-12-18 21:00:00
 


 
 
 
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