L’Afrique invitée à adopter une position commune à la COP 17 à Durban
APA-Durban (Afrique du Sud) Charles Mangwiro, envoyé spécial
Les représentants des organisations de la société civile d’Afrique du Sud et du reste du continent africain ont invité les pays africains à s’unir et résister à la pression des puissances occidentales dans les négociations de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui se tient à Durban en Afrique du Sud du 28 novembre au 9 décembre.
Ces organisations, dont des syndicats, des agriculteurs, des religieux et des acteurs environnementaux, ont indiqué que la COP 17 ne doit pas délibérer au détriment du peuple africain.
Les représentants de ces organisations présents à Durban ont salué la position avancée par les Africains qui demandent aux pays développés de s’engager à réduire davantage leurs émissions de gaz à effet de serre. Selon les climatologues, la réduction des émissions s’avère
nécessaire si l’univers veut ralentir le réchauffement climatique et éviter un changement climatique catastrophique.
« L’Afrique doit adopter une position commune à Durban. Les populations africaines paient déjà le prix de 200 ans de pollution industrielle causée par le monde développé.
L’Afrique doit lutter pour s’assurer que les pays développés s’engagent légalement et moralement à réduire leurs émissions qui mettent en danger la vie de millions d’individus", a indiqué Bobby Peek de l’Association internationale des Amis de la Terre.
Michèle Maynard de l’Alliance panafricaine pour la justice climatique, a ajouté que l’Afrique du Sud a un rôle primordial à jouer, en sa qualité de présidente de ces travaux qui se tiennent sur son sol.
« La présidence sud africaine de ces travaux ne doit pas laisser l’Afrique en rade. (…) Les nations africaines doivent rester très unies pour prendre une mesure radicale pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre et un financement considérable en vue de permettre à l’Afrique de s’adapter aux effets du changement climatique qui se font déjà sentir», a fait remarquer Michèle Maynard.
Selon elle, la société civile suit avec beaucoup d’intérêt les discussions à Durban, notant que ces participants ne doivent pas rester indifférents aux besoins des populations africaines.
L’Afrique ressent déjà les effets du changement climatique. L’avenir de l’agriculture, de l’alimentation et de la survie du continent est en jeu. Les nations vous regardent, a-t-elle indiqué à l'endroit des participants aux négociations.