APA-Nouakchott (Mauritanie) Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a déclaré, lors d’un meeting populaire mardi soir à Nouadhibou (470 kilomètres au nord de Nouakchott), que le budget du pays est passé d’un déficit de 9 milliards d’ouguiyas (30,5 millions de dollars) en 2010 à un excédent de 8 milliards d’ouguiyas (27 millions de dollars) en 2011.
Ould Abdel Aziz qui s’est basé sur des chiffres du Fonds monétaire international (FMI) a expliqué que cette performance n’a jamais été réalisée auparavant par l’économie mauritanienne.
Il a par ailleurs accusé d’anciens officiers de l’Armée, passés aujourd’hui dans les rangs de l’opposition, de responsabilité dans les purges ethniques des années 1986-1989 contre les militaires négro-mauritaniens.
Le chef de l’Etat mauritanien est arrivé à Nouadhibou, mardi soir, pour une visite de trois jours pendant laquelle il inaugurera ou donnera le coup d’envoi d’importants projets structurants, surtout dans les domaines des pêches et de l’industrie.
Dans son discours devant des dizaines de milliers de personnes, il a critiqué ses opposants qu’il qualifiés de « nouveaux vieux révolutionnaires », se référant à leur rôle dans ce qu’il a appelé « la gabegie au sein des régimes passés ».
Ould Abdel Aziz a par ailleurs réaffirmé que l’Institut supérieur de recherches islamiques (ISERI), dont l’éventualité de la fermeture a provoqué un vaste mouvement de protestation estudiantine, sera maintenu parallèlement à l’université islamique, créée cette année.
Cette université a été décidée sur demande insistante des ulémas, a-t-il souligné, précisant que l’ISERI restera exclusivement réservé aux sortants des mahadras (écoles coraniques).
Le président mauritanien a critiqué une partie de la classe politique qui utilise, selon lui, l’Islam à des fins de propagande politique.