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Putsch au Burkina : la Cédéao préoccupée par l'évolution de la situation

APA - Ouagadougou (Burkina Faso)

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) suit avec inquiétude les derniers développements de la nouvelle tentative de coup d’État au pays des Hommes intègres.

Depuis vendredi, la situation est pour le moins confuse au Burkina Faso où le capitaine Ibrahim Traoré s'emploie à renverser le lieutenant-colonel Paul Henri Damiba, président de la transition. 

Les deux hommes sont pourtant membres du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR) qui a écarté du pouvoir, en janvier dernier, le président élu Roch Marc Christian Kaboré. Cette instabilité au plus haut sommet de l'État burkinabè tourmente la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

L'organisation régionale, après avoir fermement condamné la prise du pouvoir par les armes, dans un communiqué daté du 30 septembre, a réitéré ce dimanche les termes dudit document.

En outre, la Cédéao demande « aux Forces de Défense et de Sécurité (burkinabè) d'éviter l'escalade et, en toutes circonstances, de protéger les civils ». Elle souhaite par ailleurs « l'arrêt des violences et des pillages, de tous genres, qui ne peuvent être tolérés ».

En soutien au peuple burkinabè dans sa quête de démocratie, la Cédéao « réaffirme son attachement au chronogramme adopté par le Sommet des chefs d'État et de gouvernement du 3 juillet 2022 qui prévoit le retour à l'ordre constitutionnel au plus tard le 1er juillet 2024 ».

ID/APA

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