Les facilitateurs sud-africains entament dimanche une médiation au Zimbabwe
APA-Harare (Zimbabwe)
Les trois membres désignés par le président sud-africain, Jacob Zuma, pour mener une médiation au sein du gouvernement d’unité au Zimbabwe sont attendus dimanche à Harare afin de faire le point des négociations pour une résolution définitive de la crise sur le partage du pouvoir, a rapporté samedi une agence de presse locale.
Selon ZimOnline, citant le conseiller en affaires internationales de Jacob Zuma, Lindiwe Zulu, l’équipe de facilitateurs se rendra dimanche à Harare.
“Nous devons nous rendre dimanche au Zimbabwe pour évaluer les progrès dans les négociations, à la lumière des recommandations de la réunion de la Troïka de la Communauté de développement de l’Afrique Australe (SADC) qui a eu lieu à Maputo et qui avait choisi l’Afrique du Sud comme facilitatrice”, a expliqué Zulu, par ailleurs porte-parole de l’équipe de médiateurs.
L’équipe choisie cette semaine par Jacob Zuma et qui met fin au mandat de Thabo Mbecki comme médiateur dans la crise zimbabwéenne est dirigée par le conseiller politique, Charles Nqakula et comprend également Mac Maharaj comme troisième membre.
Les négociateurs désignés par la ZANU PF du président Mugabe et par les deux factions du MDC (ex-opposition) dirigées par le Premier ministre, Morgan Tsvangirai et son vice Premier ministre, Arthur Mutambara, avaient observé une pause vendredi et devaient reprendre leurs discussions samedi.
La Troïka de la SADC avait au début du mois exigé des dirigeants politiques du Zimbabwe la tenue dans les 15 jours de pourparlers, pour trouver une solution aux questions encore en suspens dans l’application de l’accord de partage du pouvoir signé l’an dernier et qui avait débouché sur la formation d’un gouvernement de coalition.
Certaines des questions en suspens et qui menacent le fragile gouvernement d’unité sont relatifs au refus de Mugabe de revenir sur sa désignation unilatérale de deux de ses alliés respectivement aux postes de gouverneur de la Banque centrale du Zimbabwe et comme procureur général.
Mugabe a également refusé d’installer Roy Bennett que Tsvangirai avait choisi pour le poste de vice ministre de l’Agriculture. De même le MDC n’a pas apprécié du tout ce qu’il considère comme une application sélective de la loi contre ses militants et ses dirigeants.
Par ailleurs, le ZANU PF qui déclaré avoir respecté tous les engagements pris dans l’Accord politique global (GPA) accuse le MDC n’avoir pas respecté sa promesse de mener une campagne pour la levée des sanctions occidentales contre Mugabe et ses plus poches collaborateurs.