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20-03-2010 17:39:57
 
 
Sénégal - Luttte
 
 
Passion et tension autour d’un combat entre deux jeunes lutteurs, au Sénégal
 

APA - Dakar (Sénégal) - Le combat de lutte avec frappe (comme à la boxe, sans les gants) devant opposer, dimanche à Dakar, les jeunes lutteurs Modou Lô (Ecurie Rock-énergie) et Balla Gaye 2 (Ecole de lutte Balla Gaye), tous deux issus de la banlieue dakaroise (Parcelles assainies pour le premier, Guédiawaye pour le second), charrie beaucoup de passion et de tension, poussant les autorités du pays à prendre des mesures de sécurité draconiennes.

En peu de temps, ces deux lutteurs, symboles de la nouvelle génération, se sont faits, grâce à leurs succès, un nom dans l’arène sénégalaise, où ils postulent désormais à jouer les premiers rôles. Le vainqueur s’ouvrirait des perspectives intéressantes dans l’arène.

Balla Gaye 2 (23 ans, 117 kg) a, en 14 combats, remporté les 12, ne concédant que deux défaites. Alors que son adversaire, Modou Lô (22 ans, 115 kg) est l’un des rares lutteurs invincibles de l’arène (14 victoires en autant de sorties).

A la querelle pour le leadership déjà rude sont venues se greffer la rivalité leurs supporters issus de deux quartiers « chauds » de la banlieue et la surenchère des promoteurs pour l’organisation de leur confrontation.

Autant d’éléments qui ont contribué à mettre du « piment » dans ce choc de la banlieue dont l’organisation incombe au promoteur privé Luc Nicolaï.

Les altercations, insultes et autres déclarations incendiaires ayant rythmé rentres pré-combats entre, d’une part les deux lutteurs, et, d’autre part, entre leurs supporteurs, ont installé un climat de tension dans la capitale.

Pour prévenir tout débordement, des actions de sensibilisation tous azimuts sont menées à l’endroit des inconditionnels des deux camps.

Mieux, les forces de sécurité (Police et Gendarmerie) ont pris les devants et promettent de déployer les moyens nécessaires pour la sécurité du public et en dehors du stade, où des actions de violence sont souvent notées après les manifestations de lutte avec frappe.

La lutte avec frappe, alliant sport et culture, est très prisée au Sénégal, où elle provoque un engouement sans commune mesure et fait courir les annonceurs. D’où sa forte médiatisation.

Ce phénomène s’est accentué avec la floraison de chaînes de télévision au Sénégal, toutes misant sur la lutte pour faire de l’audience et des recettes publicitaires.

Les lutteurs, qui y tirent profit, sont payés à coup de dizaines de millions de francs CFA.

 
MBT/APA
20-03-2010
 
 
 
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